Une semaine en Corse du Sud : entre mer turquoise et montagnes sauvages
- Les yeux d'Aurélie
- 4 févr.
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 févr.
A la mi-avril, j’ai posé les yeux sur une île dont tout le monde parle : la Corse. En une semaine, j’ai traversé la Corse du Sud de Propriano à Ajaccio, en passant par les falaises de Bonifacio et les montagnes de Zonza. Voici mon itinéraire jour par jour, avec mes activités, mes hébergements et quelques bonnes adresses, pour vous aider à préparer votre propre voyage.

7 jours au sud de l'île de beauté :
Résumé de notre itinéraire :
Jour 1 : Propriano
Jour 2 : Côte sauvage direction Bonifacio
Jour 3 : Bonifacio
Jour 4 : Santa Giulia - Zonza
Jour 6 : Ajaccio
Jour 7 : Retour à Genève
Jour 1 : De Genève à Propriano : premiers pas sur l’île
À l’arrivée en Corse, nous récupérons notre voiture de location et prenons la route vers Propriano, petite ville portuaire lovée au fond du golfe du Valinco. Sur le chemin, nous faisons un crochet par Coti-Chiavari, déjà un avant-goût de la sauvagerie corse : reliefs escarpés, vues plongeantes sur la mer, impression d’être au bout du monde.
Première découverte de Propriano en fin de journée : balade sur le port dans une ambiance tranquille
Et parce que les voyages réservent parfois des surprises inattendues… nous avons croisé l'acteur français Didier Bourdon dans notre hôtel, visiblement habitué des lieux.
Notre hébergement : Hôtel Bartaccia, à Propriano, 101 euros
Jour 2 : De Propriano à Bonifacio : la côte sauvage
Nous quittons Propriano pour descendre tout au sud de l’île, en direction de Bonifacio, mais sans nous priver de petits arrêts en route, notamment au Belvédère-Campomoro. Nous faisons une balade au bord de l’eau avec la vue sur la tour génoise et sur des criques plus sauvages. Nous montons une petite colline pour avoir une vue depuis une tour.

En fin de journée, nous arrivons à Bonifacio. La ville accrochée à ses falaises blanches apparaît comme un décor de cinéma, surtout au coucher du soleil.
Après avoir posé nos valises dans notre joli hôtel situé un peu à l'écart de l'agitation et entouré de nature, nous prenons la direction du port pour le repas du soir : nous dénichons un excellent restaurant de moules "Minute Moule" où nous nous régalons.

Notre hébergement : L’Albitru à Bonifacio, 260 euros les deux nuits
Jour 3 : Bonifacio : falaises vertigineuses et vieille ville perchée
Cette journée est entièrement consacrée à Bonifacio, et honnêtement, elle le mérite largement. Nous faisons une balade avec vue sur les falaises de Bonifacio. Il s'agit d'un chemin côtier qui offre des panoramas spectaculaires sur la ville perchée et les falaises qui tombent à pic dans la mer turquoise. C’est l’un de ces endroits où tu t’arrêtes tous les dix mètres pour prendre une photo… et où aucune photo ne rend vraiment justice à la réalité.
Puis nous découvrons la vieille ville : Ruelles étroites, maisons serrées les unes contre les autres, petites places cachées. Nous trouvons également des points de vue à couper le souffle depuis les remparts.
Bonifacio a ce petit quelque chose de suspendu entre ciel et mer.

Notre hébergement : L’Albitru à Bonifacio, 260 euros les deux nuits
Jour 4 : De Bonifacio à Zonza : de la plage de carte postale aux montagnes corses
Nous laissons derrière nous les falaises de Bonifacio pour remonter vers l’intérieur de l’île, avec une étape incontournable en chemin : la célèbre plage de Santa Giulia. Nous avons l'impression d'être sur une plage des Maldives ou des Seychelles : sable blanc, eau translucide, lagon peu profond ponton en bois. Même sans y passer la journée, un arrêt pour marcher les pieds dans l’eau s’impose.
Après cette splendide parenthèse, nous nous rendons à Zonza, un village de montagne au cœur de la Corse intérieure. Le contraste est saisissant : en quelques heures, on passe de la plage de carte postale aux montagnes rocheuses, aux forêts de pins et aux petits villages accrochés aux pentes.
Depuis notre chambre d'hôtel, la vue sur les montagnes est magnifique. Nous profitons d'un petit bain de soleil au bord de la piscine, l'eau étant encore bien froide.
Notre hébergement : Hôtel le Tourisme, à Zonza, 338 euros pour deux nuits
Jour 5 : Zonza : randonnée au cœur du Parc naturel régional de Corse
Au cœur de l'Alta Rocca et du Parc naturel régional de Corse, Zonza est une base stratégique pour explorer les massifs montagneux et les forêts de pins. Aujourd'hui, nous décidons de partir du col de Bavella et de faire la randonnée du trou de la Bombe. Les paysages sont magnifiques et la randonnée est bien balisée. Le temps se couvre arrivé au trou de la Bombe mais le moment en vaut la peine.
Voici une sélection de randonnées classées par type, depuis le village de Zonza ou depuis le col de Bavella.
Randonnées au départ direct de Zonza :
Ces sentiers permettent d'explorer l'Alta Rocca depuis le village sans prendre la voiture.
Zonza - Sadise : Une boucle modérée d'environ 8 km (5 miles) avec un dénivelé de 235 m. Elle traverse des forêts denses de châtaigniers et de pins, offrant calme et fraîcheur.
Zonza - Quenza - Zonza : Une boucle reliant deux villages emblématiques de l'Alta Rocca, idéale pour découvrir l'architecture locale et les paysages de montagne.
Mare a Mare Sud : Zonza est une étape clé de ce sentier de grande randonnée. Vous pouvez emprunter une portion vers Quenza ou vers Cartalavonu pour une journée de marche.
Randonnées au départ du Col de Bavella (à 15 min de Zonza) :
Trou de la Bombe (U Tafonu di u Cumpuleddu) : Randonnée très populaire de 6 km (environ 2h15). Le sentier est majoritairement ombragé et facile, bien que l'approche finale de la cavité rocheuse soit plus escarpée.
Refuge de Paliri (via GR20) : Un itinéraire de 9,6 km (6 miles) aller-retour, classé difficile en raison du terrain rocheux et technique. Il offre des vues imprenables sur les crêtes déchiquetées.
Croix de Leccia : Une ascension plus courte mais raide au pied des aiguilles pour un point de vue panoramique.
Renseignez-vous sur les différentes boucles et vérifiez les prévisions météorologiques avant de partir.
En revenant au village, nous croisons des cochons sauvages qui se promènent librement sur la route ou en bordure. Nous nous arrêtons pour les observer se rapprocher de notre voiture, poussant des petits couinements et étant bien concentrés dans leur recherche de nourriture.
Pour le repas du soir, nous nous rendons dans un restaurant pour goûter au fameux sanglier ou cochon sauvage. Les plats sont généreux, rustiques et donc parfaits après une bonne journée de marche. Nous avons la chance d'assister à un concert improvisé de chant polyphonique corse. Les voix des hommes présents nous touchent en plein cœur.
Notre hébergement : Hôtel le Tourisme, à Zonza, 338 euros pour deux nuits
Jour 6 : De Zonza à Ajaccio - entre ville, mer et tour génoise
Il est temps pour nous de redescendre progressivement vers la côte pour rejoindre Ajaccio, la capitale de l’île. A Ajaccio, nous nous baladons dans le centre-ville avec ses ruelles colorées, son marché et son port animé. Nous sommes dans l'ambiance méditerranéenne avec les terrasses et les façades ocres.
Puis nous reprenons la voiture et longeons la côte pour aller voir la tour génoise de la Parata.
De là, nous admirons la vue sur les îles Sanguinaires.
En fin de journée, nous nous installons sur la toute petite plage à côté de notre hôtel et admirons notre dernier coucher de soleil corse.
Notre hébergement : Hôtel Cala di Sole à Ajaccio, 86 euros
Jour 7 : Derniers instants à Ajaccio et retour à Genève
Après un petit-déjeuner et un dernier regard sur la côte corse, nous prenons la route de l’aéroport. La semaine est passée vite, mais elle donne surtout très envie de revenir, peut-être pour explorer une autre partie de l’île.
Conseils pratiques pour un voyage en Corse
Quand partir en Corse du Sud ?
La Corse du Sud change de visage selon les saisons, et le choix de la période dépend vraiment de ce que vous recherchez.
Avril – mai : Températures douces, entre 15 et 22 °C en général. Collines en fleurs, sentiers calmes, plages encore presque vides. Idéal si vous aimez randonner et visiter des villages sans la foule. La mer peut être encore fraîche, mais les paysages de printemps compensent largement.
Juin et septembre : Probablement les meilleures périodes pour profiter à la fois des plages et des randonnées : Mer plus chaude, journées longues et lumineuses, fréquentation plus raisonnable qu’en plein été.
Juillet – août : Ciel bleu quasi garanti et mer chaude. Mais aussi : haute saison, beaucoup de monde sur les plages et dans les sites les plus connus (Bonifacio, Porto-Vecchio, etc.), prix qui montent et réservations à anticiper. À privilégier si vous rêvez avant tout de vacances balnéaires.
Octobre : Encore une jolie option, surtout au début du mois : mer encore agréable, journées souvent douces, lumière plus dorée, montagnes qui prennent de belles couleurs.
Vous pouvez facilement adapter cet itinéraire selon la saison : plus de plages et de baignades en été, plus de randonnées et de découvertes de villages au printemps et à l’automne.
Goûter la Corse : quelques spécialités à ne pas manquer
La Corse, c’est aussi une île qui se découvre dans l’assiette. Entre la mer et la montagne, la cuisine est généreuse, parfumée et souvent très gourmande.
Charcuterie et plats de viande : Sanglier et cochon sauvage, en ragoût, en sauce, souvent accompagnés de polenta ou de pâtes. Figatellu, coppa, lonzu, prisuttu : des noms que vous verrez souvent sur les cartes.
Fromages de brebis et de chèvre, dont le fameux brocciu (en saison) : En version salée, dans des omelettes, des tartes ou des beignets. En version sucrée, avec le fiadone, un dessert typiquement corse à base de brocciu, citronné et fondant.
Produits de la mer : En bord de mer, et notamment à Propriano, Bonifacio ou Ajaccio goûtez aux poissons grillés, fruits de mer, et bien sûr les moules, comme au Minute Moule à Bonifacio.
Douceurs et petites faims : Canistrelli : petits biscuits secs parfaits pour les trajets en voiture ou les pauses rando.Miel corse, confitures, spécialités à la châtaigne (gâteaux, farine, etc.).
Conclusion
En une semaine entre Propriano, Bonifacio, Zonza et Ajaccio, nous avons eu un bel aperçu de ce qui fait la magie de la Corse du Sud : des falaises blanches qui tombent dans la mer, des plages dignes des tropiques, des villages de montagne hors du temps, des randonnées sauvages et une cuisine qui réchauffe le cœur.
Cet itinéraire est une base que vous pouvez facilement adapter : plus de mer, plus de montagne, plus de villages… ou un savant mélange des trois, comme lors de ce séjour.
Si vous prévoyez un voyage en Corse du Sud, j’espère que ces quelques jours dans mes yeux vous aideront à imaginer les vôtres.





































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